Entrepreneurs Inspirants

[Webinaire] Le 6e sens avec François Levesque

Copié
Francois levesque

Avez-vous déjà entendu parler du 6e sens? Cette petite voix intérieure qui vous guide dans vos décisions. Digne d’une histoire de film, François Levesque, président de Richard & Levesque Cuisines Salles de bain, nous a raconté comment cette intuition l’a marqué au cours de son parcours entrepreneurial.

Sa passion pour l’ébénisterie et une rencontre surprenante avec son associé l’a amené, en 1999, à fonder leur entreprise Richard & Levesque Cuisines Salles de Bain qui possède des bureaux à St-Augustin, une usine ultra moderne et une spacieuse salle d’exposition en plus d’avoir une seconde salle d’exposition à Laval. Durant sa conférence Les plus belles erreurs des chefs d’entreprise, François nous a présenté ses plus grands apprentissages. Ceux qui permettent aux entrepreneurs d’avancer et de s’en inspirer.

1. Négliger l’importance de garder la flamme

Après plusieurs années en affaires, un sentiment de lassitude peut interférer dans le train-train quotidien jusqu’à vous faire perdre de vue vos objectifs à long terme. François Levesque l’a vécu. «On a arrêté les investissements, on faisait moins de publicité, notre site Web était ordinaire. Bref, on se laissait porter par la vague.»

C’est dans cet amalgame qu’un élément déclencheur en 2014 à frapper l'entreprise: une première décroissance des ventes en 15 ans qui a causé une perte financière. «Les chiffres nous ont réveillé, c’est un signe de succès d’être capable de croître constamment.» En mode solution, François et son équipe ont investi dans une toute nouvelle salle d’exposition, refait le site web, développé le marché de Toronto, fait l’achat de nouveaux équipements de production et plus encore. «Je me suis rendu compte que de ne pas rester dans ma zone de confort, avoir des projets et investir, ça me stimule. En réallumant la flamme, la culture d’entreprise a été mise à l’avant plan avec nos valeurs et notre vision d’entreprise.»

2. Être réticent à déléguer

    Un petit indice pour tous les entrepreneurs qui lisent cet article: vous ne pouvez pas tout faire tout seul. Apprendre à déléguer et vous entourer de gens meilleurs que vous pour occuper certaines fonctions, c’est exactement ce que le président de Richard & Levesque Cuisines et Salles de bain a appris à faire.

    En tant que gestionnaire prudent, ce n’est pas toujours évident de faire confiance à d’autres personnes. «Je sous-estimais l’impact d’embaucher des gens hautement formés à des postes clés que j’occupais. J’en ai pris conscience à force de déléguer et d’observer les résultats que cela amenaient. Au final, c’est moi qui ralentissait la machine, car je portais trop de chapeaux. Désormais, je me concentre essentiellement sur mon rôle de président en recherche constante d’innovation, de nouveaux talents et d’essayer d’anticiper ce que le futur nous réserve.

    3. Avoir un souci du détail… insatiable!

    Êtes-vous de ceux que nous pouvons qualifier de perfectionniste? Ce désir de perfection est pour François à la jonction entre la qualité et le défaut. Ce qui l’a souvent empêché de prendre des décisions. «J’attendais trop que l’idée soit parfaite. J’essayais de trop en savoir d’avance.»

    Au lieu de tout vouloir contrôler, pourquoi ne pas travailler en équipe. Mettre à profit le cerveau des gens en place, permet de faire un projet beaucoup plus mobilisant et engageant pour les employés. «Mon mantra: analyser, s’ajuster, s’améliorer. Je n’attends plus que mon idée soit parfaite. Je lance le projet et au besoin, on s’ajuste ensuite.»

    4. Ne pas garder son focus

      Imaginez recevoir une proposition des plus alléchantes et être aveuglé par l’appât du gain. Dans le feu de l’action, ça peut être intéressant d’opter pour le gros contrat sans vérifier l’historique des personnes concernées simplement par la confiance qu’on leur donnent ou s’empêcher de faire une due diligence.

      François aime bien l’appeler l’erreur à 100 000$! «Ce n’était pas dans notre créneau. On fait principalement du B to C (Business to Consumer). J’ai compris que c’est important de toujours prioriser l’alignement de nos décisions avec notre mission, notre vision et nos valeurs, au lieu de faire des choix rapides dans le feu de l’action sans s’informer adéquatement sur le projet dans son ensemble et sur les partenaires potentiels. Comme président, on doit s’assurer que l’entreprise reste fidèle à elle-même.»

      5. Ne pas entretenir suffisamment son mindset

      En s’inscrivant à l’EEB, l’entrepreneur avait le désir de devenir un meilleur chef pour son entreprise et son équipe. Il voulait continuer de bâtir une compagnie en croissance et prospère tout en maintenant l’équilibre avec sa vie personnelle. Pour ça, le savoir-être est sans contredit un aspect à entretenir. D’autant plus que l’attitude du chef influence directement l’équipe.

      C’est pourquoi l’entrepreneur a compris l'importance d’entretenir son mindset. De privilégier son équilibre, de prendre du temps pour réseauter et s’entourer des bonnes personnes. «En étant conscient du pire scénario, le mieux peut toujours arriver. Ça m’évite aussi de brûler mon énergie.»

      Pourquoi s’inscrire à l’EEB?

      «Je sentais le besoin d’aller chercher de nouvelles connaissances et aussi de partager avec d’autres chefs d’entreprise. J’avais l’impression d’avoir fait le tour du jardin. L’EEB ne pouvait pas arriver à un meilleur moment dans mon cheminement. C’était un programme parfait pour l’entrepreneur que je suis et le désire que j’ai de repousser mes limites au maximum!»

      Partager cet article avec votre équipe
      Copié